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Thiès : Ibrahima Sy lance l’offensive pour l’hygiène hospitalière

Mardi 11 Août 2026

Le Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès a servi de cadre, samedi, au lancement d’une nouvelle dynamique de nettoiement des structures sanitaires. Autour du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, M le Gouverneur de Thiès Saër NDAO, La Directrice de L'hôpital Mme Mariama Cissokho, les autorités administratives, responsables du système de santé, le Personnel de l’hôpital et partenaires sociaux ont affiché une volonté commune : faire de la propreté un élément permanent de la qualité des soins. Mais la cérémonie a également permis aux représentants des travailleurs de poser, sans détour, la question du renforcement du plateau technique de l’établissement.


Thiès : Ibrahima Sy lance l’offensive pour l’hygiène hospitalière, les syndicats réclament aussi un plateau technique renforcé

À Thiès, le message est désormais clairement posé : l’hygiène hospitalière ne devra plus être considérée comme une opération circonstancielle, organisée à l’occasion d’une journée spéciale. Elle doit devenir une exigence quotidienne et s’inscrire dans une démarche régulière, organisée et évaluée.
Guidescitadins et locaux
 
C’est tout le sens de la mobilisation organisée au Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, du gouverneur de la région de Thiès, de responsables du ministère, de la direction de l’établissement, des chefs de service, du personnel et des partenaires sociaux.

L’hôpital, lieu de soins mais aussi enjeu majeur de prévention

En plaçant la question de l’hygiène au cœur de cette initiative, les différents intervenants ont rappelé une évidence parfois reléguée au second plan : un établissement de santé ne peut assurer pleinement sa mission que dans un environnement propre, sain et sécurisé.
L’eau, l’environnement, l’alimentation, l’assainissement, la démographie et les conditions d’hygiène ont notamment été évoqués comme autant de déterminants pouvant agir directement ou indirectement sur la santé des populations.
Pouvoirexécutif
 
Dans un hôpital, cette exigence prend une dimension encore plus importante en raison de la présence simultanée de malades fragilisés, d’accompagnants, de professionnels de santé, de déchets biomédicaux et de différents vecteurs susceptibles de favoriser la propagation d’agents pathogènes.
« L’hôpital doit être le lieu par excellence de la propreté, parce que tout manque de propreté peut amener des problèmes de santé supplémentaires aux malades. »
La directrice du Centre hospitalier régional, Mariama Cissokho, a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir cette exigence au quotidien, au-delà de la seule journée de lancement.

Une mobilisation appelée à devenir mensuelle

L’ambition exprimée au cours de la cérémonie est de parvenir à installer une véritable culture de la propreté dans les structures sanitaires. La démarche doit associer notamment le Service national d’hygiène, les services déconcentrés, les acteurs chargés de la gestion des déchets, les administrations hospitalières, le personnel de santé ainsi que les partenaires sociaux.
Hygièneet articles de toilette
 
L’idée d’organiser régulièrement des journées de propreté a ainsi été avancée, avec des mécanismes permettant de mesurer les efforts accomplis et de valoriser les établissements ainsi que les personnels les plus engagés.
Il a même été question de faire émerger de véritables « champions de l’hygiène » et « champions de la propreté », afin de créer une émulation entre établissements sanitaires et de transformer les bonnes pratiques en réflexes durables.

Les partenaires sociaux saluent une amélioration de la gestion

Au-delà de la question de l’hygiène, la cérémonie a surtout offert une tribune aux partenaires sociaux de l’hôpital régional. Leur discours a été marqué par une tonalité sensiblement différente de certaines périodes de fortes tensions qu’a connues l’établissement.
Hôpitauxet cliniques
 
Un responsable syndical a ainsi insisté sur l’évolution des rapports entre la direction et les travailleurs.
« Aujourd’hui, quand on parle des affaires de l’hôpital régional de Thiès, nous sommes en parfaite collaboration avec la direction. »
Le coordinateur de l’intersyndicale, Bamgo Ndiaye, a également été cité parmi les représentants des travailleurs intervenus au cours de la rencontre.
La directrice Mariama Cissokho a reçu plusieurs marques de reconnaissance pour le travail engagé avec les partenaires sociaux. Son expérience antérieure au sein de l’établissement, notamment dans l’administration financière, a également été rappelée.

« Presque deux milliards » hier, « près de sept milliards » aujourd’hui, selon un syndicaliste

L’une des déclarations les plus significatives de la cérémonie a porté sur l’évolution des moyens financiers de l’établissement. Selon un représentant des partenaires sociaux, l’ hôpital aurait connu une progression importante de son budget au cours des dernières années.
Théologieet étude des religions
 
« On avait presque un budget de deux milliards. Aujourd’hui, nous avons pratiquement un budget de sept milliards. »
Le responsable syndical a relié cette évolution aux opérations de réhabilitation engagées dans l’établissement, aux recrutements, à l’augmentation des effectifs et aux efforts consentis pour améliorer les conditions de travail ainsi que l’offre de soins.
Ces chiffres ayant été avancés dans une intervention syndicale lors de la cérémonie, ils constituent à ce stade une déclaration de l’intervenant sur l’évolution financière de l’établissement.

Scanner, échographie, cardiologie : les besoins du plateau technique remis sur la table

Les partenaires sociaux n’ont cependant pas transformé la cérémonie en satisfecit général. Après avoir salué les avancées observées, ils ont rappelé que le Centre hospitalier régional de Thiès reste confronté à d’importants besoins en équipements.
Santé
 
Pour les travailleurs, cette question est d’autant plus stratégique que Thiès occupe une position particulière dans la carte sanitaire du pays. Située à proximité de Dakar et au carrefour de plusieurs grands axes routiers, la capitale du Rail reçoit des patients venant de différents départements et régions.
Les urgences, la neurochirurgie et la prise en charge de pathologies lourdes ont notamment été évoquées pour illustrer la pression exercée sur l’établissement.
Les partenaires sociaux plaident ainsi pour une montée en puissance du plateau technique et pour la poursuite des investissements susceptibles de faire évoluer davantage le niveau de prise en charge du Centre hospitalier régional.

L’indemnité de logement des contractuels également évoquée

Le volet social n’a pas été oublié. Les échanges engagés avec le gouvernement autour de l’indemnité de logement des agents contractuels ont été évoqués devant le ministre de  la Santé.
Guidescitadins et locaux
 
Un représentant syndical a notamment fait référence aux discussions menées à Dakar avec le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté. Il s’est montré particulièrement optimiste quant à l’évolution de ce dossier, tout en remerciant le ministre de la Santé pour son implication dans le dialogue avec les organisations de travailleurs.

Ibrahima Sy entouré des responsables du système sanitaire

La forte présence des responsables de l’administration sanitaire a également été relevée au cours de la cérémonie. Aux côtés du ministre Dr Ibrahima Sy figuraient notamment le Dr Maguette Ndiaye, directeur de cabinet du ministre, le Dr Fallou Niang, directeur général des Établissements de  santé , le Dr Malick Diallo, directeur des Ressources humaines, ainsi que Leroux Dramé, secrétaire général du ministère.
Pour les partenaires sociaux, cette mobilisation de la tutelle constitue un signal de l’importance accordée au Centre hospitalier régional de Thiès et aux problématiques auxquelles il reste confronté.
Hygièneet articles de toilette
 

Faire de Thiès une référence nationale

Au terme des différentes interventions, une ambition commune s’est dégagée : faire du Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène une référence, aussi bien en matière d’hygiène que de qualité de la prise en charge.
La réussite de cette ambition dépendra cependant de plusieurs leviers : la régularité des opérations de nettoiement, l’implication du personnel et des usagers, la gestion des déchets biomédicaux, le renforcement du plateau technique, l’amélioration des conditions de travail et la consolidation du dialogue avec les partenaires sociaux.
La journée de Thiès apparaît ainsi moins comme une simple opération de nettoiement que comme le point de départ d’une démarche appelée à être reproduite dans d’autres structures sanitaires.
Pour le personnel comme pour les autorités, l’objectif reste le même : que le malade qui franchit les portes d’un hôpital y trouve non seulement les compétences médicales nécessaires, mais également un environnement suffisamment sain et sécurisé pour que le lieu de guérison ne devienne jamais une source supplémentaire de risque.
Hôpitauxet cliniques
 



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Prisons : La fouille à nu désormais bannie à l'admission des détenus

Dans une note de service datée du 10 août 2026, la Direction générale de l'Administration pénitentiaire (DGAP) annonce l'interdiction de la fouille à nu des personnes détenues lors de leur admission dans les établissements pénitentiaires du pays.
​Signé par le Directeur général, l'Inspecteur Aliou Ciss, ce document s'inscrit dans le cadre du respect des textes nationaux — notamment les articles 135 et 177 du décret n°2001-362 du 4 mai 2001 modifiant les procédures d'exécution des sanctions pénales — et des standards internationaux, en particulier les Règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus, dites « Règles Mandela ».
​Bien que la fouille soit reconnue comme une « mesure de sécurité nécessaire pour protéger le personnel pénitentiaire, les détenus et les usagers de la prison contre l'introduction d'objets ou de produits prohibés », l'autorité pénitentiaire souligne la nécessité de moderniser et d'adoucir les pratiques du terrain.

« De façon générale, elle est humiliante et dégradante »

​Le diagnostic posé par la Direction générale est sans équivoque sur l'impact de ces méthodes sur la personne humaine. « Constat a été fait que dans la pratique, les différentes fouilles effectuées comme la fouille par palpation, la fouille à nu, la fouille des locaux, des colis méritent d'être plus humanisées, en particulier celle à nu », relève l'Inspecteur Aliou Ciss.
​Le Directeur général insiste particulièrement sur la préservation de la dignité des arrivants : « De façon générale, elle est humiliante, dégradante et porte atteinte à la dignité humaine quel que soit l'impératif de sécurité visé. Pour cette raison elle doit s'effectuer avec tact, sans brutalité, dans une parfaite correction et dans le respect de la dignité de la personne humaine. » La note rappelle également le principe fondamental selon lequel la fouille doit impérativement être effectuée par un personnel de même sexe.

Des mesures concrètes et des exceptions très encadrées

​Dans un souci affirmé de renforcer le respect des droits humains, les autorités étatiques ont pris la décision de mettre un terme à la fouille à nu systématique lors des admittances. Pour formaliser ce changement de cap, la direction enjoint les responsables d'établissements de désigner un cadre responsable de la procédure de fouille et d'aménager des locaux ou box individuels pour isoler les arrivants.
​Désormais, les agents ne doivent recourir à la fouille systématique des nouveaux arrivants que par nécessité, en arrêtant la pratique du déshabillage intégral et en procédant aux contrôles tout en leur laissant leur culotte.
​La note de service prévoit toutefois un cadre d'exception très strict pour les situations à risque élevé. « En cas de présomption précise d'infraction ou d'un risque avéré pour la sécurité, et si les palpations sur culotte s'avèrent insuffisantes, on peut procéder exceptionnellement à la fouille à nu », précise le texte.
​Affirmant attacher un « prix au strict respect » de ces nouvelles dispositions, le Directeur général de l'Administration pénitentiaire a indiqué que cette mesure prenait effet immédiatement à compter de sa date de signature.


Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit

Installé à la tête de la haute juridiction constitutionnelle, l’ancien procureur général près la Cour suprême entend placer son mandat sous le sceau de l’humilité, de l’indépendance du juge et de la fidélité absolue à la Constitution.

Le Conseil constitutionnel du Sénégal tourne une page de son histoire. Plus d’un an après la disparition de Mamadou Badio Camara, décédé le 10 avril 2025, l’institution accueille désormais à sa tête Ousmane Diagne.
Installé officiellement ce mardi 11 août 2026, le nouveau président n’a pas choisi le registre de l’autocélébration pour inaugurer son magistère. Il a plutôt parlé de devoir, de responsabilité et de cette humilité que commande toute charge placée au sommet de l’État.
À l’entendre, présider le Conseil constitutionnel n’est ni un privilège ni une consécration personnelle. C’est une charge dont la gravité impose retenue, discernement et sens aigu du devoir.
Dans l’enceinte où se rencontrent le droit, la République et la souveraineté populaire, Ousmane Diagne entend ainsi inscrire son action dans une exigence cardinale : la loyauté envers la Constitution, l’État de droit et l’indépendance de la justice constitutionnelle.
 
Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit
La continuité dans la grandeur de l’institution
En prenant les rênes du Conseil constitutionnel, le nouveau président n’a pas davantage voulu faire table rase du passé. Il a rendu hommage à ses prédécesseurs, saluant leur compétence juridique, leur indépendance et leur sens de l’État.
Une manière de rappeler que les institutions survivent aux hommes et que leur grandeur ne tient pas à la personnalité de ceux qui les dirigent, mais à la fidélité avec laquelle ceux-ci accomplissent la mission qui leur est confiée.
Cette philosophie trouve son expression dans une formule particulièrement forte : « Les institutions ne tirent pas leur force de la puissance des hommes, mais de la loyauté avec laquelle ceux-ci les servent. »
Tout est dit.
Dans cette conception, l’autorité institutionnelle ne procède ni de la puissance ni de l’éclat, mais de la règle de droit.
 
Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit
Le juge constitutionnel, gardien de la confiance démocratique
Au-delà de sa mission juridictionnelle, Ousmane Diagne a insisté sur la responsabilité démocratique du Conseil constitutionnel.
Parce qu’il intervient notamment dans le contentieux électoral et dans la proclamation des résultats définitifs des scrutins relevant de sa compétence, le Conseil se trouve au cœur d’un mécanisme essentiel : celui qui transforme le suffrage des citoyens en légitimité institutionnelle.
Il est donc, dans cette architecture républicaine, bien davantage qu’une juridiction parmi d’autres. Il est l’un des gardiens de la confiance démocratique.
Mais cette position impose une limite que le nouveau président a tenu à rappeler avec netteté : le Conseil constitutionnel n’est pas un acteur politique.
« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas. Il ne juge pas de l’opportunité des choix politiques. Il dit simplement le droit », a-t-il martelé.
Une déclaration qui sonne comme un rappel de principe, mais aussi comme une profession de foi : au Conseil constitutionnel, la politique ne saurait dicter le droit ; c’est le droit qui doit encadrer l’exercice du pouvoir.
 
L’indépendance comme condition de la confiance
Reste une exigence peut-être plus difficile encore : inspirer confiance. Car une décision de justice, particulièrement lorsqu’elle touche à la vie politique ou à une échéance électorale, ne produit pleinement son effet démocratique que lorsqu’elle est rendue dans un climat de sérénité et qu’elle apparaît, aux yeux des citoyens, comme le fruit d’un jugement indépendant et impartial.
Ousmane Diagne souhaite précisément que les décisions de l’institution puissent susciter « le respect, la confiance et la sérénité ».
Pour y parvenir, il mise également sur la collégialité, valorisant l’expérience et les compétences de ses pairs. La confrontation des intelligences, loin d’affaiblir la décision juridictionnelle, doit au contraire contribuer à l’éclairer et à la fortifier.
Le nouveau président dessine ainsi les contours d’un Conseil qui se voudrait indépendant dans son jugement, impartial dans ses décisions, mesuré dans son expression, ferme dans ses principes et entièrement voué à la Constitution.
 
Un mandat placé sous le regard de l’histoire
En succédant à Mamadou Badio Camara, Ousmane Diagne hérite d’une institution dont chaque décision peut peser sur le destin politique et institutionnel du Sénégal.
Son installation intervient dans un contexte où la consolidation de la confiance dans les institutions demeure une exigence majeure. Dans un tel environnement, le Conseil constitutionnel ne pourra être jugé uniquement sur la noblesse des principes énoncés par son président, mais sur la manière dont ces principes résisteront à l’épreuve des faits.
L’heure des déclarations solennelles cédera nécessairement la place à celle des décisions. Et c’est alors que se mesurera véritablement la portée du cap fixé ce 11 août 2026. Car au sommet de la République, la Constitution ne demande ni faveur ni complaisance.
Elle exige seulement des hommes chargés de la servir qu’ils demeurent fidèles à son esprit, à sa lettre et à l’intérêt supérieur de la Nation.
C’est cette fidélité qu’Ousmane Diagne place désormais au cœur de son mandat.
Le temps dira si cette promesse de loyauté deviendra, au fil des décisions, la véritable signature de sa présidence.