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Cheikh Omar BADJI, Président du MEJSM : « Les ambitions politiques ne doivent jamais mettre en péril la paix civile »

Mardi 11 Août 2026

À l’approche des prochaines échéances électorales, le président du Mouvement MEJSM, Cheikh Omar BADJI, lance un appel à la retenue, au dialogue et à la préservation de la cohésion nationale. Dans une déclaration rendue publique le 7 août 2026 à Dakar, il réaffirme la neutralité  politique de son mouvement et exhorte les acteurs  politiques à placer l’intérêt supérieur du Sénégal au-dessus des ambitions partisanes.


Le Sénégal s’apprête à vivre plusieurs échéances électorales importantes. Les élections municipales de 2027, suivies des élections législatives et de l’élection présidentielle de 2029, sont déjà au cœur des débats politiques. Dans ce contexte, le président du Mouvement MEJSM, Cheikh Omar BADJI, appelle les différents acteurs à faire preuve de responsabilité afin de préserver la paix sociale et la cohésion nationale.

Dans sa déclaration, il estime que ces rendez-vous électoraux doivent constituer des moments de consolidation de la démocratie plutôt que des périodes de confrontation. « Les échéances électorales à venir, notamment les élections municipales de 2027, suivies des élections législatives et de l’élection présidentielle de 2029, constituent des moments déterminants pour l’avenir de notre Nation », souligne-t-il.

Pour le président du MEJSM, ces échéances doivent permettre au peuple sénégalais d’exprimer librement ses choix dans un climat apaisé. « Ces rendez-vous démocratiques doivent être des occasions de renforcer notre unité nationale, de consolider nos institutions et de permettre au peuple souverain d’exprimer librement son choix dans un climat de paix, de respect et de sérénité », affirme-t-il.

Le MEJSM revendique sa neutralité politique

Badji Cheikh Omar dit toutefois observer avec préoccupation la montée des tensions politiques, la multiplication des mobilisations partisanes ainsi que les phénomènes de transhumance politique.

« Nous observons avec préoccupation la montée de tensions politiques, la massification des mobilisations partisanes ainsi que les phénomènes de transhumance politique, susceptibles d’alimenter des incompréhensions, des divisions et des affrontements regrettables entre citoyens », déclare-t-il.

Face à cette situation, le Mouvement MEJSM entend maintenir une position de neutralité. « Le MEJSM n’est l’instrument d’aucun parti politique. Il ne soutient ni majorité ni opposition », insiste son président.

Il précise que l’engagement de la structure est exclusivement orienté vers « la préservation de l’intérêt supérieur de la Nation, la stabilité sociale et le renforcement de la démocratie sénégalaise ».

Appel au dialogue et à la retenue

Le président du MEJSM invite ainsi les responsables politiques, quelle que soit leur appartenance, à privilégier le dialogue et la responsabilité. « Nous lançons un appel solennel à l’ensemble des responsables politiques, sans distinction d’appartenance, afin qu’ils privilégient le dialogue, la retenue, le respect des institutions de la République et le sens des responsabilités », indique-t-il.

Pour lui, les ambitions politiques ne doivent pas prendre le dessus sur la paix civile. « Les ambitions politiques, aussi légitimes soient-elles, ne doivent jamais mettre en péril la paix civile ni compromettre l’unité du peuple sénégalais », prévient  Cheikh Omar.BADJI

Il appelle également les dirigeants des formations politiques à sensibiliser leurs militants et sympathisants afin de favoriser des comportements civiques et pacifiques. « La démocratie ne peut prospérer que dans un climat de tolérance, de respect mutuel et de non-violence », rappelle-t-il.



L’appel du MEJSM s’adresse également aux guides religieux, chefs coutumiers, notabilités traditionnelles, organisations de la société civile, leaders communautaires, jeunes et femmes.

Cheikh Omar BADJI estime que ces acteurs disposent d’un rôle important dans la prévention des tensions et la préservation de la cohésion sociale. « Leur autorité morale, leur sagesse et leur proximité avec les populations demeurent des piliers essentiels pour préserver la cohésion sociale et prévenir toute forme de violence », souligne-t-il. Il les invite à continuer à promouvoir « les valeurs de dialogue, de pardon, de solidarité et de paix qui constituent les fondements de notre Nation ».



Le président du MEJSM appelle par ailleurs les citoyens à ne pas céder aux discours susceptibles d’alimenter les tensions. « Nous appelons également tous les citoyens à faire preuve de responsabilité, à refuser les discours de haine, les manipulations, les provocations et toute forme de violence pouvant fragiliser notre vivre-ensemble », déclare-t-il.

Dans son message, il insiste sur la nécessité de placer l’intérêt collectif au-dessus des divergences  politiques.
« Le Sénégal est plus grand que nos divergences politiques. Notre avenir commun doit toujours primer sur les intérêts particuliers », affirme Cheikh Omar BADJI.

Le MEJSM disponible pour accompagner le dialogue

Le mouvement se dit par ailleurs disposé à soutenir toute initiative allant dans le sens du dialogue et de la prévention des conflits. « Le Mouvement MEJSM réaffirme sa disponibilité à soutenir toute initiative visant à renforcer le dialogue national, la médiation, la prévention des conflits et la consolidation de la paix sociale », indique son président.

Pour Cheikh Omar BADJI, la préservation de la stabilité du pays relève d’une responsabilité partagée. « La stabilité du Sénégal est une responsabilité collective. Chaque citoyen, chaque responsable politique, chaque guide religieux et chaque chef coutumier a un rôle déterminant à jouer pour préserver notre cohésion nationale », soutient-il.

Le président du MEJSM souhaite que les prochaines échéances électorales soient placées sous le signe de la paix et du respect démocratique. « Que les échéances électorales de 2027 et de 2029 soient une célébration de notre démocratie, et non une source de division. Dans l’unité, le respect et le dialogue, nous bâtirons un Sénégal plus fort, plus juste et plus prospère », ajoute t-il.



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Prisons : La fouille à nu désormais bannie à l'admission des détenus

Dans une note de service datée du 10 août 2026, la Direction générale de l'Administration pénitentiaire (DGAP) annonce l'interdiction de la fouille à nu des personnes détenues lors de leur admission dans les établissements pénitentiaires du pays.
​Signé par le Directeur général, l'Inspecteur Aliou Ciss, ce document s'inscrit dans le cadre du respect des textes nationaux — notamment les articles 135 et 177 du décret n°2001-362 du 4 mai 2001 modifiant les procédures d'exécution des sanctions pénales — et des standards internationaux, en particulier les Règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus, dites « Règles Mandela ».
​Bien que la fouille soit reconnue comme une « mesure de sécurité nécessaire pour protéger le personnel pénitentiaire, les détenus et les usagers de la prison contre l'introduction d'objets ou de produits prohibés », l'autorité pénitentiaire souligne la nécessité de moderniser et d'adoucir les pratiques du terrain.

« De façon générale, elle est humiliante et dégradante »

​Le diagnostic posé par la Direction générale est sans équivoque sur l'impact de ces méthodes sur la personne humaine. « Constat a été fait que dans la pratique, les différentes fouilles effectuées comme la fouille par palpation, la fouille à nu, la fouille des locaux, des colis méritent d'être plus humanisées, en particulier celle à nu », relève l'Inspecteur Aliou Ciss.
​Le Directeur général insiste particulièrement sur la préservation de la dignité des arrivants : « De façon générale, elle est humiliante, dégradante et porte atteinte à la dignité humaine quel que soit l'impératif de sécurité visé. Pour cette raison elle doit s'effectuer avec tact, sans brutalité, dans une parfaite correction et dans le respect de la dignité de la personne humaine. » La note rappelle également le principe fondamental selon lequel la fouille doit impérativement être effectuée par un personnel de même sexe.

Des mesures concrètes et des exceptions très encadrées

​Dans un souci affirmé de renforcer le respect des droits humains, les autorités étatiques ont pris la décision de mettre un terme à la fouille à nu systématique lors des admittances. Pour formaliser ce changement de cap, la direction enjoint les responsables d'établissements de désigner un cadre responsable de la procédure de fouille et d'aménager des locaux ou box individuels pour isoler les arrivants.
​Désormais, les agents ne doivent recourir à la fouille systématique des nouveaux arrivants que par nécessité, en arrêtant la pratique du déshabillage intégral et en procédant aux contrôles tout en leur laissant leur culotte.
​La note de service prévoit toutefois un cadre d'exception très strict pour les situations à risque élevé. « En cas de présomption précise d'infraction ou d'un risque avéré pour la sécurité, et si les palpations sur culotte s'avèrent insuffisantes, on peut procéder exceptionnellement à la fouille à nu », précise le texte.
​Affirmant attacher un « prix au strict respect » de ces nouvelles dispositions, le Directeur général de l'Administration pénitentiaire a indiqué que cette mesure prenait effet immédiatement à compter de sa date de signature.


Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit

Installé à la tête de la haute juridiction constitutionnelle, l’ancien procureur général près la Cour suprême entend placer son mandat sous le sceau de l’humilité, de l’indépendance du juge et de la fidélité absolue à la Constitution.

Le Conseil constitutionnel du Sénégal tourne une page de son histoire. Plus d’un an après la disparition de Mamadou Badio Camara, décédé le 10 avril 2025, l’institution accueille désormais à sa tête Ousmane Diagne.
Installé officiellement ce mardi 11 août 2026, le nouveau président n’a pas choisi le registre de l’autocélébration pour inaugurer son magistère. Il a plutôt parlé de devoir, de responsabilité et de cette humilité que commande toute charge placée au sommet de l’État.
À l’entendre, présider le Conseil constitutionnel n’est ni un privilège ni une consécration personnelle. C’est une charge dont la gravité impose retenue, discernement et sens aigu du devoir.
Dans l’enceinte où se rencontrent le droit, la République et la souveraineté populaire, Ousmane Diagne entend ainsi inscrire son action dans une exigence cardinale : la loyauté envers la Constitution, l’État de droit et l’indépendance de la justice constitutionnelle.
 
Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit
La continuité dans la grandeur de l’institution
En prenant les rênes du Conseil constitutionnel, le nouveau président n’a pas davantage voulu faire table rase du passé. Il a rendu hommage à ses prédécesseurs, saluant leur compétence juridique, leur indépendance et leur sens de l’État.
Une manière de rappeler que les institutions survivent aux hommes et que leur grandeur ne tient pas à la personnalité de ceux qui les dirigent, mais à la fidélité avec laquelle ceux-ci accomplissent la mission qui leur est confiée.
Cette philosophie trouve son expression dans une formule particulièrement forte : « Les institutions ne tirent pas leur force de la puissance des hommes, mais de la loyauté avec laquelle ceux-ci les servent. »
Tout est dit.
Dans cette conception, l’autorité institutionnelle ne procède ni de la puissance ni de l’éclat, mais de la règle de droit.
 
Au Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne ouvre une nouvelle ère sous le signe de la loyauté et de l’État de droit
Le juge constitutionnel, gardien de la confiance démocratique
Au-delà de sa mission juridictionnelle, Ousmane Diagne a insisté sur la responsabilité démocratique du Conseil constitutionnel.
Parce qu’il intervient notamment dans le contentieux électoral et dans la proclamation des résultats définitifs des scrutins relevant de sa compétence, le Conseil se trouve au cœur d’un mécanisme essentiel : celui qui transforme le suffrage des citoyens en légitimité institutionnelle.
Il est donc, dans cette architecture républicaine, bien davantage qu’une juridiction parmi d’autres. Il est l’un des gardiens de la confiance démocratique.
Mais cette position impose une limite que le nouveau président a tenu à rappeler avec netteté : le Conseil constitutionnel n’est pas un acteur politique.
« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas. Il ne juge pas de l’opportunité des choix politiques. Il dit simplement le droit », a-t-il martelé.
Une déclaration qui sonne comme un rappel de principe, mais aussi comme une profession de foi : au Conseil constitutionnel, la politique ne saurait dicter le droit ; c’est le droit qui doit encadrer l’exercice du pouvoir.
 
L’indépendance comme condition de la confiance
Reste une exigence peut-être plus difficile encore : inspirer confiance. Car une décision de justice, particulièrement lorsqu’elle touche à la vie politique ou à une échéance électorale, ne produit pleinement son effet démocratique que lorsqu’elle est rendue dans un climat de sérénité et qu’elle apparaît, aux yeux des citoyens, comme le fruit d’un jugement indépendant et impartial.
Ousmane Diagne souhaite précisément que les décisions de l’institution puissent susciter « le respect, la confiance et la sérénité ».
Pour y parvenir, il mise également sur la collégialité, valorisant l’expérience et les compétences de ses pairs. La confrontation des intelligences, loin d’affaiblir la décision juridictionnelle, doit au contraire contribuer à l’éclairer et à la fortifier.
Le nouveau président dessine ainsi les contours d’un Conseil qui se voudrait indépendant dans son jugement, impartial dans ses décisions, mesuré dans son expression, ferme dans ses principes et entièrement voué à la Constitution.
 
Un mandat placé sous le regard de l’histoire
En succédant à Mamadou Badio Camara, Ousmane Diagne hérite d’une institution dont chaque décision peut peser sur le destin politique et institutionnel du Sénégal.
Son installation intervient dans un contexte où la consolidation de la confiance dans les institutions demeure une exigence majeure. Dans un tel environnement, le Conseil constitutionnel ne pourra être jugé uniquement sur la noblesse des principes énoncés par son président, mais sur la manière dont ces principes résisteront à l’épreuve des faits.
L’heure des déclarations solennelles cédera nécessairement la place à celle des décisions. Et c’est alors que se mesurera véritablement la portée du cap fixé ce 11 août 2026. Car au sommet de la République, la Constitution ne demande ni faveur ni complaisance.
Elle exige seulement des hommes chargés de la servir qu’ils demeurent fidèles à son esprit, à sa lettre et à l’intérêt supérieur de la Nation.
C’est cette fidélité qu’Ousmane Diagne place désormais au cœur de son mandat.
Le temps dira si cette promesse de loyauté deviendra, au fil des décisions, la véritable signature de sa présidence.